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Quelle est votre définition du bonheur ?

REGARDS CROISES SUR LE BONHEUR : utopie collective, progrès social ?

A l'occasion des voeux Bruno LACROIX, président du CESRhône Alpes
présidait l'assemblée à l'occasion de la cérémonie des voeux



Bruno Lacroix, président du CESR
Bruno Lacroix, président du CESR
A l’occasion d’une rencontre-débat de la « Prospective » ,organisée par le CESRhôneAlpes, qui se déroulait au siège du Conseil Régional à Charbonnières le mardi 19 janvier, sur le thème « Regards croisés sur le bonheur : utopie collective, progrès social ? » j’ai noté le peu de réaction d’un auditoire pourtant nombreux, face à l’intervention de Michel QUESNEL, recteur de l’université catholique de Lyon et de Jacques SAMARUT, directeur de l’ENS de Lyon.
La notion de bonheur est-elle suggestive ? Personnelle certainement ! notre définition, notre conception du bonheur est toute relative, en fonction de notre environnement proche, de notre situation matérielle, mais oui, comment être heureux lorsque l’on souffre de la faim, du froid…tout être vivant a besoin d’un minimum pour vivre sinon exister ! Sur ce point nous sommes d’accord.
Parler de courage, d’abnégation face à certaines situations est indécent…nous pourrions philosopher des heures sur le sujet, nous appesantir sur nos petits tracas quotidiens, bien à l’abri derrière une certaine sécurité, un certain égoïsme, l’oubli de l’autre…des autres…
Ce que j’ai ressenti de cette approche « collective » du bonheur, c’est une espèce de peur ou de pudeur à exprimer un sentiment très intime face à « des experts », bien nantis.
N’en déplaise à Monsieur le recteur Michel QUESNEL, j’ai été choquée par l’évocation d’une citation écrite par une personne déportée à Auschwitz. Nous n’ignorons pas cette période douloureuse de notre histoire, mais ne confondons pas « l’espérance dans la désespérance »et ne faisons pas d’une généralité un cas isolé.
J’avais très envie de réagir et de vous répondre , « posez donc cette question aux haïtiens ? ».
Je ne l’ai pas fait. Pourquoi ? devant l’indifférence de l’assemblée face à ce sujet d’une brûlante actualité, j’ai espéré, en vain, que ces hommes, ces femmes qui occupent pour la plupart des postes à responsabilités, évoquent ce drame, j’ai préféré me taire, moi simple journaliste par respect pour ceux qui souffrent. Je ne tremperai pas ma plume dans le sang des victimes pour circonscrire cette indifférence, une seule phrase m’est apparue comme sensée , pleine de bon sens et profondément humaine : « On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait lorsqu’il s’en va »…..

Philosophiquement vôtre,

Christiane REAL

Jeudi 21 Janvier 2010

Directrice de la publication : Christiane REAL